Musée de Guéthary

Biographies

Georges Clément de Swiecinski

Georges Clément de Swiecinski

Tailleur et modeleur, mais aussi céramiste et dessinateur, Swiecinski s'inscrit dans le courant néo-maniériste de la sculpture figurative du début du XX° siècle. Autodidacte, esprit toujours en recherche, il se démarque, par sa technique, de ses contemporains Despiau et Wlérick et refuse l'expressionnisme prononcé de Rodin, ainsi que les mouvements avant-gardistes de l'époque. Ses sources d'inspiration sont diverses mais s'associent  toujours de matière naturelle.

Swiecinski fut un adepte de la taille directe, taillant à même le bloc, recherchant le contact avec la matière. La taille directe, à la différence du modelage, entraîne naturellement une simplification des attitudes et renvoie l'artiste à la vérité de la matière : "Ce n'est point du dehors, mais du dedans que vient le génie. (…) pour faire sortir d'un bloc une figure vivante, et cela sans esquisse, maquette, ni modèle préalable, il faut   posséder le don de la vision pénétrante. Voici un bloc  extrait de la carrière et qui n'a aucune forme géométrique déterminée. J'en fait le tour, je l'examine sous tous ses angles et, tout à coup, m'apparaît en lui l'image conçue par mon esprit. Cette image fait maintenant partie intégrante du bloc  que ma seconde vue pénètre …".


Tailleur, il fut aussi un grand modeleur, les pièces en terre cuite sont très présentes dans son oeuvre. Ses travaux en terre lui servaient aussi parfois d'esquisses auxquelles il se référait pour réaliser des oeuvres en bronze ou en marbre. Bronzes qu'il multipliera en traitant tous ses thèmes favoris  chez Valsuani, son fondeur attitré.

Excellent portraitiste, il avait le don de saisir la physionomie de son modèle. A propos, du buste de Paul-Jean Toulet, F. Jammes dit de lui : "il a modelé le buste du poète moins en ayant recours à des séances de pose immobile qu'à une observation aiguë et constante du modèle agissant, lisant, écrivant ou parlant, ce qu'il cherchait, c'est le secret de l'âme et le foyer de la vie …"

Ses premiers travaux de poterie remontent à 1912, année où il réalise ses premières cuissons dans le four aménagé Villa Brune à Montparnasse. C'est sans doute, une fois installé au pays basque en 1923 qu'il s'oriente vers la céramique, encouragé par sculpteur et céramiste landais Edouard Cazaux.

On compte une trentaine d'oeuvres conservées au musée de Guéthary. Certaines d'entre-elles, ont une forme simple,  cruches, coupes, vases, potiches et brûle-parfums, tournées au tour avec une terre rougeâtre à tendance brune, d'autres, petits flacons à parfum plats aux aspects aigus, montés à la plaque dans une jolie terre saumonée plus claire, au grain fin comme une terre à grès, révèlent une inspiration plus art déco.

Son frère Joseph enseigna à GC. De Swiecinski les rudiments du dessin avant son départ pour Paris. Celui-ci utilisa surtout la mine de plomb ou l'encre qu'il rehaussait d'aquarelle. On retrouve comme toujours les thèmes chers à l'artiste, l'art sacré, la mythologie grecque et latine, l'Orient, et surtout la femme.

L'art sacré qui tient une place importante dans son oeuvre, s'inspire avec sobriété des traditions médiévale et byzantine. Sollicité à maintes reprises par les institutions religieuses, il participera activement au renouveau de l'art sacré de l'entre-deux guerres.

La mythologie est également un thème largement traité à travers des pièces telles que : «  le combat d'Hercule et du centaure  », «  les Amazones  », «  Léda et le cygne  ».
L'influence de l'orient et de l'Asie est aussi manifeste dés ses débuts. Il se plaît à évoquer la pensée hindoue à travers des oeuvres telles que le Ramayana ou des bas reliefs polychromés sur les amours de Rama et Sita. Il évoque aussi la tradition nippone à travers les bustes de ses japonaises qui dégagent grâce et mystère.
Sujet de prédilection plus tardif, GC de Swiecinski se consacre à la représentation du corps féminin. Il dépeint la femme dans sa plénitude, lascive et épanouie, maternelle… il la sacralise dans ses gestes et ses attitudes les plus simples, la voulant tout à la fois rayonnante et naturelle.

Paul-Jean Toulet

Paul-Jean Toulet

Né à Pau en 1867, mort à Guéthary en 1920, Paul-Jean TOULET, dandy parisien, très attaché cependant à son Béarn natal et au Pays Basque, retrouve aujourd’hui la place qui lui est due dans la littérature française du XXIe sciècle.

Son recueil de poésie le plus connu, les « CONTRERIMES » (1921) dissimule sous une préciosité et une fantaisie charmante, une gravité et une amertume souvent poignantes.

Romancier, Paul-Jean TOULET a publié « MONSIEUR DU PAUR HOMME PUBLIC », et dans la veine ironique et tendre de ses poèmes, « MON AMIE NANE » et « LA JEUNE FILLE VERTE ». Ainsi, repose à Guéthary, dans le cimetière « d’où l’on voit la mer », celui qu’un de ses amis et biographe avait surnommé « le Gentilhomme de Lettres ».

PRINCIPALES ŒUVRES DE PAUL-JEAN TOULET :

  • 1898 – « MONSIEUR DU PAUR HOMME PUBLIC » H.Simonis Empis.
  • 1901 – Arthur Machen : « LE GRAND DIEU PAN » traduit de l’anglais par PJ TOULET. Editions de la « Plume ».
  • 1902 – « LE MARIAGE DE DON QUICHOTTE ». Félix Juven.
  • 1904 – « LES TENDRES MENAGES ». Mercure de France.
  • 1905 – « MON AMIE NANE ». Mercure de France.
  • 1918 – « COMME UNE FANTAISIE.» Edition du « Divan » et G.Crès.
  • 1920 – « LES CONTES DE BEHANZIGUE ». G. Crès.
  • 1921 – « LES CONTRERIMES ». Editions du « Divan » et chez Emile-Paul.
  • 1922 – « LES TROIS IMPOSTURES, ALMANACH ». Edition du « Divan et chez Emile-Paul.

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